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La maison derrière le mûr « la maison derrière le mûr »
Le projet resulte d'un concours lancé par l'effort remois, important office d'hlm, demandant a de jeunes architectes d'inventer la « maison du futur » pour un cout très bas, a l'époque moins de 4000 francs le mêtre carré (610 €). Le projet est à la fois conceptuel et contextuel.Plus d'information sur ce projet

Chavagnes-les-eaux Château d'eau de Chavagnes-les-eaux
Un ouvrage d'Art au cœur du pays des Mauges et de la Gâtine. Un paysage de vignes, marqué par la mémoire des moulins à vent. Le travail architectural porte sur le poids et le paysage.
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Siège de la CPAM à Annecy Siège de la CPAM à Annecy
Le bâtiment est composé autour d'un jardin qui forme un coeur de lumière et de convivialité. Les vues sur les arbres et le patio facilitent l'attente des usagers et constituent un lieu d'identification pour le personnel. Les matériaux utilisés s'inscrivent dans l'identité regionale tout en restant contemporains…
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La maison derrière le mûr « la maison derrière le mûr »
Un logement social locatif. Une maison d'habitation. Une première œuvre (*). Le projet résulte d'un concours lancé par l'Effort Rémois, important office d'HLM, demandant à de jeunes architectes d'inventer la « maison du futur » pour un coût très bas, à l'époque moins de 4000 francs le mètre carré (610 €). Le projet est à la fois conceptuel et contextuel. Son ambition : parvenir à montrer que, même à loyer modéré, une maison dans un lotissement peut dégager plaisir et émotion, et pas nécessairement tristesse infinie.

Le site est caricatural. D'un côté, le terrain est en vis-à-vis d'une zone artisanale : des bâtiments industriels bariolés, des formes hétéroclites, des hangars métalliques typiques des entrées de ville. De l'autre, des chapelets de petites maisons aux enduits pastels. Le projet est situé à l'interface de ces deux zones et s'appuie sur cette caractéristique. Au nord, un mur d'acier rouge rappelle les éclats métalliques de la ville industrielle. La façade renvoie à l'archétype d'un dessin d'enfant : « Dis, Monsieur, dessines moi une maison, avec son chemin qui tourne, sa porte pour entrer, sa fenêtre à carreaux et sa cheminée qui fume… » Au sud, une grande courbe d'enduit blanc fait face aux lotissements. Entre les deux, le jeu savant de l'intime est sculpté dans la lumière. La maison est composée en croix, orientée suivant les points cardinaux. Le projet est bâti sur la course du soleil, qui inonde l'espace intérieur tout au long de la journée. On voit le matin se lever à l'est, le soir se coucher à l'ouest. On profite des ombres à midi quand on rentre déjeuner. L'orientation des pièces par rapport au parcours du soleil trace une composition biblique. La cathédrale de Reims n'est pas loin...

Le projet se pose l'éternelle question de l'architecture : « Au fond, c'est quoi, habiter ? ».
La famille vit différemment le cours de la journée. On a besoin de se retrouver à certains moments, de s'isoler à d'autres, et plus souvent encore, on a simplement besoin d'entendre la présence des autres, sans écouter, qu'ils soient là sans être là. La maison est organisée sur trois plateaux, correspondant à ces trois rythmes de la journée. Le premier niveau est encastré dans le sol. C'est la cuisine, l'endroit où on se retrouve, où on discute, où on partage. Le niveau intermédiaire permet d'être seul. Un lieu contemplatif où on lit un livre, on regarde la télé, on reste au contact des autres. Le dernier niveau est celui des secrets et des enfants, dont les chambres sont placées aux deux extrémités de la maison. Entre les deux se trouve la salle de gymnastique éclairée par un grand cercle de verre en toiture. La nuit, on court après les étoiles en passant de la terre au ciel. Ces trois plateaux horizontaux sont reliés par une seule ligne verticale, la cheminée, un grand tube en inox le long duquel descend la lumière. C'est le foyer, autour duquel la maison existe.
Un seul escalier relie les trois niveaux, du jardin au dernier étage. En coupe, il correspond à la diagonale du bâtiment, inscrit dans un rectangle d'or, de manière à dilater l'espace intérieur dans sa plus grande dimension et que, quand on est en bas, on puisse voir ce qu'il se passe en haut. Les matériaux, acier et parpaings, correspondent au budget limité d'un logement social, et la coque blanche aux châssis noirs évoque irrésistiblement la modernité héroïque et éternelle des maisons des années trente.
(*) : Avec François Noël, architecte

MAITRISE D'OUVRAGE : L'effort rémois, office de HLM de la ville de Reims
MAITRISE D'ŒUVRE : Thierry Van de Wyngaert & François Noël

SURFACE : 140 m2
CALENDRIER : 1986 - 1989

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Chavagnes-les-eaux « Château d'eau de Chavagnes-les-eaux »
Un ouvrage d'Art au cœur du pays des Mauges et de la Gâtine. Un paysage de vignes, marqué par la mémoire des moulins à vent. Le travail architectural porte sur le poids et le paysage. La silhouette du nouvel édifice en cône inversé est exactement complémentaire à celle des moulins existants. Le tiers inférieur, serti de lames en red-cedar, renvoie à la présence du bois des rotors voisins. Le tiers supérieur abrite quatre mille tonnes d'eau. Entre eux, des pièces en acier inox ponctuent la jupe intermédiaire en béton, pour lui donner une vibration de lumière avec le vent.

La nuit, il s'agissait de transformer l'angoisse que l'on ressent en découvrant une pareille masse sombre et inquiétante. Une spirale de diodes électroluminescentes relie visuellement l'eau de la cuve, près du ciel, aux canalisations de distribution de l'eau, sous terre. Cette hélice de lumière symbolise la force de Coriolis, qui, dans l'hémisphère Nord, donne aux masses d'eau un mouvement tourbillonnaire positif. Mouvement de l'air, reflets bleutés du ciel, mémoire des moulins à vent, tous ces éléments dégagent une grande dimension poétique dans un paysage rural dessiné par la présence de la vigne.

L'ouvrage a reçu en 1999 le premier prix de « la mise en lumière du patrimoine contemporain » placé sous l'égide du ministère de la culture.
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Siège de la CPAM à Annecy Siège de la CPAM à Annecy
Un bâtiment sophistiqué dans sa conception. Avec douze mille mètres carrés à construire sur un terrain étroit, le défi consistait à poser un volume important entre un paysage naturel d'exception et un site urbain très puissant.

En affichant un esprit d'ouverture, l'ouvrage rompt avec une certaine image convenue de la sécurité sociale, souvent associée à l'opacité, la lenteur, l'accueil glacial. Les différentes fonctions sont lisibles en façade. L'accroche au sol apporte la légèreté nécessaire au bâtiment, avec un rez-de-chaussée entièrement transparent qui donne envie d'y pénétrer. Au dessus, l'étage des consultations, qui abrite et conserve la mémoire des dossiers médicaux, est traité comme une « boîte noire » habillée d'une pierre sombre. Ce niveau opère la transition entre le socle de verre et les étages de bureaux traités en lignes horizontales de béton blanc. En attique, les salles de restauration et de conférences se prolongent par des terrasses plantées.

Le bâtiment est composé autour d'un jardin central qui forme un coeur de lumière et de convivialité. Les vues sur les arbres et le platelage en bois du patio facilitent l'attente des usagers et constituent un lieu d'identification pour le personnel. Les matériaux utilisés s'inscrivent dans l'identité régionale tout en restant contemporains. Un petit bassin renvoie à la présence du lac d'Annecy, le bois fait référence aux constructions du centre ancien, les plantations sont issues des montagnes environnantes.

Les circulations s'ordonnent en anneau autour de cet espace central, l'âme du bâtiment. Les deux ailes principales sont reliées entre elles par des passerelles vitrées. Ces déambulatoires sont les lieux privilégiés des échanges et des discussions. Dans le hall, de grandes salles de réunion revêtues de bois semblent flotter dans le vide, sur une hauteur de sept étages, malgré les très fortes contraintes sismiques qui caractérisent le site.

Plus on monte dans les étages et plus on s'approche des étoiles et des Alpes, avec une vue exceptionnelle sur les montagnes et le vieil Annecy. A chaque instant, le paysage interfère avec les espaces intérieurs, et on ne sait plus toujours si l'on est à l'intérieur ou à l'extérieur de son lieu de travail.
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